Ce jeudi 28 mars, les agents de la fonction publique sont appelés à faire grève partout en France, à l’appel des syndicats CGT, UNSA, FSU et Solidaires, pour dénoncer un climat social et budgétaire jugé « inacceptable » pour l’année 2025.
« Nous n’accepterons pas une année noire pour la fonction publique et les agents publics », préviennent les organisations syndicales dans un communiqué commun.

Des perturbations dans les services publics
Des perturbations sont attendues dans plusieurs secteurs :
- Mairies et administrations locales,
- Écoles, collèges, lycées (enseignement et vie scolaire),
- Services périscolaires (garderies, cantines, crèches).
Certaines collectivités ont d’ores et déjà annoncé des services minimums ou des fermetures ponctuelles.
Un mouvement pour l’emploi et les salaires
Les syndicats mobilisés dénoncent la stagnation des rémunérations dans la fonction publique, la dégradation des conditions de travail et le manque de reconnaissance du rôle des agents.
Parmi leurs revendications :
- L’abrogation de la réforme des retraites,
- La revalorisation du point d’indice,
- Des mesures salariales générales,
- La suppression de la décote de 10 % des salaires pendant les congés maladie,
- La refonte des grilles indiciaires,
- Et l’égalité salariale entre femmes et hommes.
Des inquiétudes face aux coupes budgétaires à venir
Dans leur communiqué, les syndicats mettent en garde contre les logiques d’austérité qui pourraient découler de l’hypothèse d’une « économie de guerre » évoquée par l’exécutif dans un contexte géopolitique tendu.
« Nous refusons que les services publics soient sacrifiés sous le joug de contraintes budgétaires », martèlent-ils.
Des rassemblements sont annoncés dans plusieurs villes, avec cortèges, prises de parole et motions déposées en préfectures. La mobilisation vise à mettre la pression sur le gouvernement à l’approche des arbitrages budgétaires du printemps.










