Une nouvelle hausse confirmée pour 2026, indexée sur l’inflation

Le prix des billets de TER en Hauts-de-France connaîtra une nouvelle augmentation au début de l’année 2026. L’annonce, confirmée par le vice-président régional chargé des transports, s’inscrit dans une trajectoire de hausse annuelle des tarifs décidée par la Région pour faire face à l’évolution du contrat avec la SNCF et à l’inflation persistante.


Des hausses successives depuis 2024

Les voyageurs avaient déjà subi deux augmentations consécutives : +4,5 % en 2024, puis +5,5 % en 2025 pour les billets à l’unité. Les abonnés ont, de leur côté, été relativement épargnés, avec des hausses plus limitées (+3,6 % en 2024 et +1,9 % en 2025). La tendance va néanmoins se poursuivre, au moins jusqu’en 2028.

Selon les projections de la Banque de France, l’inflation devrait s’établir autour de 1,3 % en 2025 puis 1,6 % en 2026. C’est sur cette base que la prochaine revalorisation sera fixée.

« Cette augmentation est indispensable pour faire face à l’évolution du coût du contrat qui nous lie à la SNCF pour l’exploitation du TER », a expliqué Christophe Coulon, vice-président chargé des transports au conseil régional.


Une politique tarifaire assumée par la majorité régionale

Depuis 2016, la Région Hauts-de-France, présidée par Xavier Bertrand, avait choisi de ne pas augmenter les tarifs. La décision d’indexer désormais les prix sur l’inflation marque donc un tournant.

La stratégie vise à sécuriser le financement d’un contrat de plusieurs milliards d’euros signé avec la SNCF pour l’exploitation du réseau régional. D’ici la fin du mandat actuel, en 2028, les tarifs devraient donc suivre l’évolution annuelle de l’inflation.


Contexte budgétaire contraint

Cette décision intervient dans un climat de tension financière. La Région souligne la baisse des dotations de l’État, qui réduit ses marges de manœuvre. En parallèle, elle écarte toujours l’option du versement mobilité régional, une contribution patronale de 0,15 % sur la masse salariale des entreprises de plus de 11 salariés.

Ce mécanisme, déjà utilisé dans d’autres régions, pourrait rapporter entre 70 et 80 millions d’euros par an. Xavier Bertrand a toutefois confirmé qu’il n’entendait pas y recourir, privilégiant l’ajustement des tarifs pour les usagers.


Une fréquentation en hausse malgré les hausses

La Région a par ailleurs souligné l’augmentation continue de la fréquentation des TER et des gares du territoire. La hausse de la demande témoigne d’un usage accru des transports régionaux, malgré les hausses tarifaires successives.

Si les chiffres précis de fréquentation n’ont pas été communiqués, la tendance à la hausse se confirme depuis la sortie de la crise sanitaire, portée notamment par le retour progressif des déplacements domicile-travail et l’essor de l’abonnement étudiant.


Des usagers partagés face à la perspective d’une hausse durable

Pour les voyageurs occasionnels, la multiplication des augmentations annuelles suscite déjà des interrogations. Les associations d’usagers pointent régulièrement le risque d’une perte d’attractivité du train face à la voiture, en particulier dans une région marquée par une forte mobilité interurbaine.

Les abonnés, eux, bénéficient de hausses plus contenues. Cette distinction, défendue par la Région, vise à préserver les usagers réguliers et à encourager les déplacements quotidiens en train.

« Nous faisons le choix d’accompagner en priorité les abonnés, qui représentent le cœur de la fréquentation quotidienne », a souligné Christophe Coulon.


Une trajectoire fixée jusqu’en 2028

La hausse prévue en 2026 ne sera pas la dernière. Selon les engagements pris, les tarifs des TER en Hauts-de-France évolueront chaque année en fonction de l’inflation jusqu’à la fin du mandat régional. Les prochaines années seront donc marquées par une série d’ajustements réguliers.

La mesure pose ainsi les bases d’une politique tarifaire durable, au prix d’un effort supplémentaire demandé aux voyageurs, dans un contexte où la question du financement des transports collectifs reste un enjeu majeur pour les collectivités régionales.

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